Inscription / Connexion

Test : Monster Hunter Generations Ultimate

Posté par Heartless le 26 août 2018 - Catégories: Dossiers

Il en aura fallu du temps et des hashtags avant de pouvoir mettre la main sur cette version Ultimate! Pour ceux qui auraient hiberné dans une tanière d’Arzuros ces dernières années, Monster Hunter Generations Ultimate est la version localisée de Monster Hunter XX (Double Cross) Nintendo Switch Ver., sorti en 2017 au Japon, lui même étant une version HD de son homonyme sorti en 2016 sur Nintendo 3DS. Deux ans ont donc été nécessaires à la localisation de cet opus, premier et certainement pas dernier Monster Hunter à tourner sur la toute fraîche Nintendo Switch. Mais que vaut l’avant-dernier né de notre série favorite?

Note: La plupart d’entre vous auront certainement joué à Monster Hunter Generations et voudront logiquement continuer leur partie. L’application de transfert de sauvegarde (à télécharger sur l’eShop 3DS) sera votre plus fidèle alliée si vous souhaitez vous lancer rapidement dans le vif du sujet sans devoir recommencer une partie. D’une façon assez similaire à Monster Hunter 3 Ultimate, vous pourrez donc transférer votre sauvegarde de Monster Hunter Generations à la version Ultimate via un système d’upload sur un serveur distant, puis sur votre Switch. Bien évidemment si vous n’avez pas joué à la version 3DS en 2016, la création de personnage sera votre première étape obligatoire avant de plonger dans le jeu. 

Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version preview dématérialisée.


Un monde à part

Ne l’oublions pas, même si Monster Hunter Generations Ultimate ne sort que sur Switch dans nos vertes contrées, mais il s’agit avant tout d’un portage direct de la version 3DS sortie originalement au Japon et de ce fait, n’espérez pas voir l’habituel MT Framework -le moteur du jeu- faire des miracles. La modélisation des décors et des personnages est donc directement issue de la version 3DS, comme ces bons vieux Monster Hunter Portable 3rd et Monster Hunter 3 Ultimate qui avaient déjà fait le coup en 2011 et 2013. Les textures se voient cependant nettement rehaussées et sont globalement de bonne facture, et on redécouvre avec plaisir des anciennes maps comme les Steppes ancestrales en glorieuse haute définition. Le jeu profite au passage d’une plus grande densité de végétation et d’un éclairage nettement amélioré par rapports aux autres portages de la série, se payant même le luxe d’intégrer une gestion volumétrique de la lumière quand un objet passe devant une source lumineuse, et oui nous sommes en 2018!

La Switch est une console hybride et propose donc plusieurs modes de performance; la résolution choisie en mode dock est un beau 1080p avec un filtre antialiasing activé, tandis qu’il faudra se contenter de 720p en mode portable. Pas de panique, rien ne choque puisque l’écran de la console est adapté à ce genre de résolution. Le framerate est quant à lui bloqué à 30 fps mais a le mérite d’être d’une stabilité exemplaire quelque soit l’action à l’écran, ouf. Monster Hunter Generations Ultimate reste dans l’ensemble plus que propre en comparaison des portages précédents, et mise à part la sympathique gestion des vibrations de la manette, on regrette qu’il n’exploite pas un peu plus les capacités de la console de Nintendo.

 

 

Le jeu se différencie artistiquement des autres opus par l’utilisation massive d’effets lumineux et autres gerbes de sang, un parti-pris qui ne nous enchante pas, mais qui a le mérite de rendre les chasses colorées au détriment du réalisme. Le jeu se veut en effet bien moins ancré dans la réalité que Monster Hunter World, mais c’est une direction artistique assumée par l’équipe de Shintaro Kojima qui donne un côté plus « anime » à cet épisode festif sans pour autant aller jusqu’à ressembler à Monster Hunter Stories. 

Y’en aura pour tout le monde

S’il se garde bien de le crier dans son titre japonais, Monster Hunter Generations Ultimate est bel et bien un opus « G », comme en témoigne justement sa douce appellation « Ultimate » chez nous. Le jeu reprend donc l’intégralité du contenu -déjà bien grassouillet- de son prédécesseur sorti en 2016 (lire le test ici) et ajoute au passage une palanquée de nouvelles sous-espèces, un rang « G », des nouvelles maps et deux nouveaux styles de chasse! Petite piqure de rappel pour les retardataires, Generations avait introduit quatre styles de chasse permettant de changer littéralement le gameplay des quatorze types d’armes disponibles et d’équiper un nombre variable d’arts de la chasse, des coups spéciaux.

Il fallait donc que Capcom innove et c’est chose faite avec le style Vaillant, concentré sur les attaques réalisées après un rengainage spécial et le style Alchimiste, permettant de crafter à la volée des objets spéciaux, idéal pour le soutien. Il faudra comme d’habitude un peu d’entrainement pour maitriser les subtilités de chaque style mais chacun devrait y trouver son bonheur. Pour finir, un nouveau statut « SP » fait son apparition et améliorera encore chacun des styles de chasse en octroyant des bonus dépendant du style choisi, comme une consommation d’objets accélérée pour le style « Guilde » ou une fenêtre d’évasion plus permissive dans le style « Bushido ».

 

 

Le rang « G » est comme on l’a dit de la partie et c’est sur l’immense dirigeable de la Wycadémie, l’Aérolabo, qu’il faudra se rendre. La difficulté est comme d’habitude au rendez-vous et il faudra faire preuve de pas mal de technique afin de se débarrasser des nouvelles créatures, comme toute la fournée d’espèces exotiques ajoutées, Diablos Bain-de-sang en tête. On regrettera par contre le peu de véritables nouveaux monstres, la plupart des ajouts étant principalement des versions exotiques, les seuls monstres originaux étant finalement le Valstrax (le monstre emblème) et le boss final. Il y aura donc de quoi faire dans Monster Hunter Generations Ultimate et quantité ne rime pas toujours avec qualité, mais ceux qui critiquaient Monster Hunter World sur ce point précis devraient y trouver leur bonheur. 

Tout ça permet à Monster Hunter Generations Ultimate de dépasser facilement la centaine d’heures si vous voulez découvrir tous les secrets, d’autant plus qu’un mode Online très facile d’accès est disponible comme son prédécesseur sur 3DS. Attention tout de même, si l’accès au mode online sera gratuit pendant quelque temps, il faudra ensuite payer le service en ligne de Nintendo (une vingtaine d’euros par an) afin de profiter des fonctionnalités multijoueurs qui ne proposent d’ailleurs pas la moindre trace de chat in-game. Et oui c’est aussi ça 2018.

Mais ce qui frappe comme un Rajang Apex dans un Mosswine chez Monster Hunter Generations Ultimate si vous êtes des vieux chasseurs comme nous, c’est à quel point l’ombre de Monster Hunter World plane constamment sur cet opus et cela pour une raison assez simple. Il est nécéssaire de réaliser que si le jeu est sorti avant ce dernier au Japon, l’inverse s’est produit chez nous et cela a une importance majeure. Bien évidemment le jeu est loin d’être injouable et après une petite période d’accommodation, on récupère les vieux réflexes. Bien évidemment qu’on a plaisir à retrouver les anciens villages et les anciens monstres. Mais il n’y a pas une seule chasse où la possibilité de réaliser telle ou telle actions apportés par Monster Hunter World ne nous a pas manqué. Le chemin parcouru en quelques années par la série nous saute ici aux yeux, et ce n’est pas en inadéquation avec le concept de base de Generations Ultimate: la célébration de notre série préférée. 

 

 

Notre avis

Monster Hunter Generations Ultimate a le mérite de porter bien son nom, son roster impressionnant et donc par extension son contenu abyssal vous passionnera pendant de nombreuses heures et les amateurs apprécieront de retrouver le gameplay introduit par l’équipe de Shintaro Kojima, au passage encore un peu peaufiné dans cet opus. Pour le reste, difficile pour nous de revenir à l’ancienne formule tant on réalise que les progrès apportés par son petit frère et homologue Monster Hunter World nous manquent terriblement. 

Monster Hunter Generations Ultimate conclue donc pour de bon la quatrième génération avec un opus best-of débordant de contenu mais souffrant simplement d’une génération de retard à cause d’un étrange planning de sortie qui aurait certainement changé notre perception du jeu s’il en avait été autrement. Libre à vous de replonger, chasseurs, si vous en avez le courage.

14/20

 

Voir la fiche du jeu

Avatar

Rédigé par Heartless

Fondateur de MonsterHunter.fr et chasseur depuis 2005 (pfou) avec la même (in)efficacité, toujours partant pour se repaître de quelques bières entre deux chasses. Râleur invétéré et d'humeur souvent moqueuse, surtout le ventre vide, mais aussi et surtout amateur de blagues de bon goût.


9 commentaires

  1. Ton article resume bien la tendance et l’impact de World sur la sortie de Generation Ultimate.
    Enfin bon, je vais perseverer dans cet opus quand meme pour voir son potentiel maximum.
    Merci en tout cas !

  2. Test tout à fait honnête je trouve ! Je pense qu’il faut prendre Monster Hunter Generations Ultimate pour ce qu’il est: une compile de toutes ces années, ni plus ni moins ! Détenteur d’une Switch, je vais clairement pas bouder mon plaisir. Tournant en rond sur World, ça me permettera de passer le temps en attendant de nouvelles choses fraîches et ne pas m’écoeurer sur le petit dernier de la licence.
    De plus ça va faire vibrer ma fibre nostalgique. Joueur depuis le 1er sur PS2, je vais prendre un plaisir fou à me balader dans ces vieilles zones (quoique la sélection de la 2ème Gen est pas fofolle) avec ce gameplay méga carré en repensant à tous les bons moments que cette liscence m’a fait passés. Et c’est drôle que vous évoquiez la Steppe Ancestrale parce que je me suis toujours demandé ce qu’elle donnerait en HD (et que je l’ai toujours trouvée magnifique).
    Cerise sur le gâteau : la portabilité et donc le retour des soirées bières avec les copains sans prendre tout le matos d’écrans !

    1. Ah ça oui question nostalgie t’es servi 🙂

  3. J’ai pas de quoi l’acheter… Tant pis ^^’

    Si on ne m’avait pas offert World je n’aurai pas pu le faire non plus, donc bon…

  4. Avatar
    John Hazard dit :
    29 août 2018 à 9 h 12 min

    On lui accordera qu’ il ramène de la vraie difficulté, disparut avec World. Mais oui, après World ce sera très dur de revenir en arrière, ses nouvelles mécaniques sont trop agréables pour etre oubliée.

    1. Yep c’est claire que le rang « G » aide pas mal niveau difficulté, mais on est d’accord que les mécaniques de World, comme pouvoir par exemple se réaligner légèrement entre chaque coup de GS, ça n’a pas de prix.

      1. Avatar
        John Hazard dit :
        29 août 2018 à 12 h 18 min

        Là difficulté vient surtout de la rigidité, alors en jouant à la démo, j’ ai retrouvé à la fois tout ce que je détestais et adorais ! Il est claire que la fluidité dans les déplacements de world, ca change la chasse !

  5. Pour ma part, même si les premières heures sur World étaient un régal, j’en ai vite eu plein le ***…
    Les changements de zone, c’est une contrainte pour certains, mais à l’usage c’est tellement mieux que de courir des heures dans une forêt sur trois étages, alors qu’au final il y a 5/6 zones ou le monstre va vraiment s’arreter pour combattre.. au moins tu es partout en moins d’une minute sur mhfu/3/4/gen..
    A ne pas prendre de travers, hein, la première centaine d’heures sur World étaient vraiment un kif absolu.. mais manque de contenu + passer son temps à courir après les monstres + weapon design et dans une moindre mesure les armures aussi, les glissades au marteau et les movesets marteau et GS qui ne m’ont vraiment pas plu.. j’avais laché.
    Et honnêtement, le retour sur gen ultimate s’est plus que bien passé.. j’avais peur des controles, de la rigidité, mais je ne sais pas si c’est les milliers d’heures depuis MHFU mais je n’ai eu aucun, vraiment aucun souci, je n’ai même pas remarqué à vrai dire, j’avais l’a priori mais je n’y ai jamais repensé après avoir lancé le jeu..
    j’ai sympathisé avec un lambda, et je prends même plaisir à cleaner petits monstres, récoltes et autres fossiles à trimballer, quand je papote en même temps.
    J’invite tout le monde à se faire son propre avis, car à mon sens, les Qualités de World sont ses défauts et pareil pour les mh classiques à l’inverse.. et je ne vous rejoins vraiment pas sur World créant un précédent.
    je m’éclate sur ma switch, je retrouve le plaisir de chasser sans but, juste pour le plaisir de chasser, sans farmer quelque chose en particulier.. je porte encore mon armure de mhgen 3ds, et je tue juste tout ce qui bouge pour le plaisir pour le moment, et le plaisir est la.
    Gardez la porte ouverte !!

Laisser un commentaire

MonsterHunter.fr est un site non officiel de passionnés qui n'est pas lié ou affilié de quelque sorte que ce soit à la société CAPCOM ou l'une de ses filiales. Les marques et logos MONSTER HUNTER sont la propriété exclusive de la société CAPCOM. Le site officiel est disponible à cette adresse.
Réalisation graphique par Florian Shum-Kwoong
Réalisation web par l'agence Apresta